Laon, 389 km

Salut!
Notre nouveau clip, Épisode II, est en ligne en cliquant ici...

Vendredi 27 juin, Tergnier, 327 + 23 = 350 km
Journée "standard", sans rien de spécial, si ce n'est un belle longue marche le long du canal de St-Quentin. Super tranquille et méditatif surprise en arrivant à Tergnier. La ville est beaucoup plus grande qu'on croyait. Du coup, plus difficile de trouver un hébergement. On trouve quelque chose de bien et, au même endroit, on retrouve la Canadienne, qui est venue en taxi pour reposer son genoux. Il y a aussi Brian, un Britannique, qu'on a pas encore rencontré. Soirée relax.

Samedi 28 juin,      ,  350 + 20 =  370 km
GPS: N49.57304 E00345181
Petit dej dans la chambre et avant-midi sous une pluie fine. Vers midi, ne trouvant aucun endroit  pour s'abriter, on a demandé à trois jeunes campeurs si on pouvait squatter sous un petit toît de bois près de leur lac. Non seulement ils ont accepté, mais ils ont aussi passé une heure avec nous à partager sur différents sujets. Avant de partir, ils nous ont même donné une canette de Coke et quatre petits desserts au chocolat. Super gentils. 


Maxime, Alexia et Jordan

On pensait demander le gîte dans un abbaye bénédictin mais, arrivé sur place, toutes les barrières étaient bien vérouillées avec des affiches "privé, défense d'entrer". On a donc continuer notre chemin. À cinq kilomètres du prochain village, on s'est fait ramasser par une pluie diluvienne, sans rien pour se mettre à l'abri. On s'est caché du mieux qu'on pouvait sous les arbres et nos toiles de survie. Quand la pluie a diminuée un peu, on a rapidement monté la tente pour s'y réfugier. On est trempé "à l'os" comme on dit. Heureusement, nos sacs de couchage sont intactes alors, on peut s'y réchauffer. On est dans un genre de parc publique, à demi abandonné, alors je ne sais pas trop si on va se faire achaler cette nuit. On verra ben. De toute façon, y mouille ben trop pour s'en aller ailleurs. On avait plus d'eau potable alors j'ai essayé un truc pour récolter l'eau de pluie avec une toile de survie. En quinze minutes, j'ai récupéré deux litres de bonne eau. Bonne idée! Deux capsules purifiantes et le tour est joué.

Dimanche 29 juin, Laon, 370 + 19 =  389 km
GPS: N49.55058 E003.61982
Il a plu toute la nuit, alors on a été tranquille. Tout est humide ou mouillé. Nos chaussures font " squish squish" toute l'avant-midi. Mais on est bien reposé, et on se dirige vers un hôtel. L'approche de Laon est assez impressionnante. De très loin, peut-être une dizaine de km, on voit très bien la cathédrale et la ville fortifiée. Pour un ennemi, impossible d'approcher discrètement. En arrivant dans la ville, une petite gâterie. J'ai mangé une pâtisserie qu'on appelle une "religieuse" au chocolat. Un régal.



Puis, montée dans la haute ville par une côte de fou. C'est dimanche, donc tout est fermé. Comme dans toutes les grandes villes qui se respectent, on gogos se un peu avant de trouver notre hôtel. Un coup rendu...relax! On s'installe pour deux nuits.

Serancourt-le-Grand, 327 km

Dimanche 22 juin, Arras, 226
Jour de repos. Trrrrrrès relax. On a visité les Boves, les anciens souterrains sous la place des héros. Vraiment intéressant.

Lundi 23 juin, 18h45, Bapaume, 226 + 27 = 253km
GPS: N50.10450 E002.84793
On a marché plus que prévu. Après un jour de repos, ça allait bien. Dommage que toutes les églises croisées sur le chemin soient fermées. Beau parcours, et traversée de plusieurs champs de bataille de 14/18. Cette région à été une guerre de tranchées pendant deux ans, sans aucun gain de territoire ni des allemands, ni des alliés. C'est pourquoi il y a aussi de grands cimetières pour les soldats alliés tombés au combat. Après une seule Stella Artois, on est assez relax. On va peut-être dormir dans la ville ce soir, c'est pas sûr. On va d'abord aller manger (je ne sais plus si je dois dire souper ou dîner, on a des lecteurs de part et d'autre de l'Atlantique), et on verra après. Depuis quelques jours j'ai remarqué que, quand les gens des commerces nous donnent la monnaie, ils ne disent pas "merci" ou "voilà" comme au Québec, mais "s'il-vous-plaît". Même chose pour au bar ou resto. Quand on nous donne notre plat, on nous dit aussi "s'il-vous-plaît". Ça fait drôle.
Bon, je cale ma bière et pis on se trouve un resto.

Mardi 24 juin, Moislains, 19h00  , 253 + 23 = 276
GPS: N49.97989 E002.96699
Hier soir, on s'est déniché un petit hôtel correct. Ce matin, en sortant du village, on loupe le marché alors on se retrouve en plein champs, rien à manger. À Riencourt-lès-Bapaume, un vieux monsieur vendait des lapins et des pigeons déplumés. Je lui demande s'il pourrait nous vendre quelques œufs. Il refuse de nous les vendre, mais insiste pour nous en donner une douzaines, que nous acceptons bien sûr. Plus loin, on fait un détour de 5km pour aller manger dans un petit café d'un village perdu. On mange comme des rois. Depuis notre départ de Calais, immanquablement, il y a des frites dans nos assiettes. J'en ai jamais autant mangé. Je me demande si le nord ne serait pas influencé par la Belgique en ce qui concerne cet accompagnement. En milieu d'après-midi, nous avons quitté le Nord-Pas-de-Calais, pour entrer dans la Sommes, en Picardie pour être plus précis. En arrivant à Moislains, Dieu met un autre ange sur notre route. Romain L., un sympathique Français, d'origine Polonaise, nous accueil avec une grosse bouteille d'eau, plus que bienvenue. Par la suite, il nous mène au abord du canal du nord, tout près d'une écluse, pour nous indiquer un endroit agréable et sécuritaire où camper. Génial !

Mercredi 25 juin, 20h30, Vraignes-en-Vermandois, 276 + 25 = 301 km
GPS: N49.88502 E003.06417
On a très bien dormi, mais les matins sont encore un peu frais. Longue marche le long du canal, puis Peronne. On y a fait activer le téléphone de Jo et fait une épicerie pour deux jours. Visite de l'église Saint-Jean à Peronne et sa fresque murale de 1601. En fin de journée, une dame nous suggère un camping tout près. Douche, eau chaude, eau potable à profusion. Le bonheur. Bon. Un petit chocolat chaud avec un restant de pain durci et hop! Dodo.

Jeudi 26 juin, 20h00, Serancourt-le-Grand,  301 + 26 = 327 km
GPS: N49.78258 E003.21461
J'sais pas trop combien il fait le matin quand on se réveille, mais la vapeur nous sort de la bouche quand on respire, et deux heures plus tard il fait 22c. Ici les campings, pour l'instant, c'est autour de 14€ par nuit, à peu près 20$. C'est raisonnable. Ces jours-ci on fait un peu plus de kilométrage que prévue parce qu'on veut être à Laon (on le prononce "lent" comme la vitesse) pour ma fête. Aujourd'hui, en traversant un petit village, on s'est arrêté dans un bar/tabac pour manger une bouchée. La propriétaire nous dit qu'il n'y a rien à manger. Ok, on va quand prendre deux bières. 5 minutes après, elle dépose sur notre table 1/2 baguette, deux boîtes de hareng fumé, 4 œufs cuits dur, et deux compote de poire. Si on pouvait manger "rien" comme ça à chaque repas...
Beau parcours. À Trefcon, la mairesse nous a fait visiter l'église en nous racontant l'histoire de son village. Toujours intéressant. En arrivant à Serancourt, le camping affiche complet. On ne fait pas une telle aventure sans un minimum d'audace. On se retrouve finalement dans un petit coin de l'aire de jeu. Parfait. Au camping, on rencontre une jeune femme d'Edmonton qui fait la via seule. Mais ce soir, elle a un genoux en compote. C'est à suivre. Ça me trouble un peu de voir tout ces cimetières de guerres. Y'en a partout. C'est incroyable le nombre de victimes. On le savait. Mais le voir, c'est pas pareil. Presque tous des moins de trente ans, par milliers. On est chanceux de vivres dans nos pays, à notre époque.

Vidéo épisode I

J'ai eu un peu de difficulté mais vous pouvez maintenant le voir en cliquant ici.

Bon visionnement!

Arras, 226km

Dimanche 15 juin, Tournehem-sur-la-Hem, 89.4 + 18.2 = 107.6km
GPS: N50.80856 E002.05629
Le camping de Licques est fantastique. On part vers 9h00 sous un ciel qui restera couvert toute la journée, avec beaucoup de vent. Le parcours est beau. On rencontre un vieux monsieur qui nous dit marcher 10km par jour depuis trente ans. C'est vraiment un secret de longue vie en santé. En route on a une belle surprise. En montant une colline vallonneuses on aperçoit au loin la chapelle St-Louis, XVe siècle, au sommet. Des ruines bien sûr, mais quand même impressionnante au milieux de nulle part.
Ce qui m'amène à exprimer une petite montée de lait. Étant donné que Josée n'est pas là pour m'entendre chialer et bien, je le fais ici.
Je m'adresse à tout les randonneurs, pèlerins et voyageurs qui avez l'opportunité de parcourir le monde pour visiter des bâtiments ancestraux; ARRÊTEZ DE CHIER PARTOUT !!! Vous êtes pires que des lapins. Des vrais machines à crottes. C'est dégueulasse! Sur le bord des murs, les escaliers, les tourelles, les bunkers. Et ce, autant ici en France qu'au Québec, en Espagne ou en Turquie. Simogniac. Faites un trou dans la terre avec une petite pelle, un bâton ou une roche, faites ce que vous avez à faire, puis enterrez ça comme il faut. Même un chat qui a le cerveau gros comme une balle de ping pong est capable de faire ça. Pis les madames, après votre p´tit pipi, mettez vos papiers dans un sac de plastique puis jettez le dans une poubelle. Pas besoin d'un doctorat en bio-chimie moléculaire pour comprendre ça.
Ah pis tant qu'à y être. Les cristie de sans dessins qui ramassent les crottes de leur chien puis qui laisse le sac là où le chien à chié ou le balance n'importe où; Allôôôô ? Tu sais pas quoi faire avec le sac plein? Relis plus haut le conseil aux madames.
Bon, c'est fait!
Ce soir il fait froid alors on couche dans un petit hôtel.

Lundi 16 juin, 20h45, Wisques, 107.6 + 20 = 127.6km
GPS: N50.72366 E002.19094
Une journée entière à travers champs. Aucun point d'intérêt historique. Le ciel est encore gris, c'est froid et venteux. Vivement qu'on marche vers le sud. Aucun point de ravitaillement non plus. Pour dîner, on fini notre dernier petit sachet de riz. En arrivant à Wisques, on demande le gîte au réputé monastère St-Paul. On refuse de recevoir Johanne, ce n'est que pour hommes. Et en plus, ils n'ont rien à manger (???). Ayoye la règle de Saint-Benoît. Le moine nous dit qu'on devra essayer de voir ça avec le père supérieur. Étant donné que cette mentalité me fait royalement suer,on fout le camp, tout simplement. Une peu plus loin, on est très bien accueillis par les sœurs Bénédictines de l'abbaye Notre-Dame. Particulièrement sœur Lucie, une soie. On s'y installe pour la nuit. Pas vraiment le choix non plus, y'a rien à manger dans le village.
Aujourd'hui, ça fait une semaine qu'on marche. En moyenne, on fait 16km par jour. On prévoyait entre 15 et 20 alors, on est dans notre "range". Surtout que pour les deux premières semaines en pleine charge, il faut prendre ça mollo pour habituer nos tendons et muscles.
"Qui veut aller loin ménage sa monture" comme le dit le proverbe.


Mardi 17 juin, Thérouannes, 127.6 + 18 = 145.6km
GPS: N50.63589 E002.25956
Belle journée, mais pas de soleil encore, et frais. La nuit, ça descend à 5 degrés. Alors on se paie ce soir un gîte pèlerin à Thérouannes. C'est neuf et conçu spécialement pour les voyageurs en sac à dos. Vraiment génial. Tout est "concept" pour répondre à nos besoin. Chapeau à Alain & Patricia pour nous offrir un tel gîte. En plus, on a été accueillis par m.Chevalier, le maire du village. Et René, un sympathique bonhomme ami des proprios, nous a tenu compagnie un moment. Finalement, notre moment fort de la journée, c'est le gîte. Ouin...
Mais sur tout le trajet qu'on va faire, c'est ben évident qu'il va y avoir plusieurs journées où il ne se passera pas grand chose. Dans ces cas là, ça se peut que mes notes soient plutôt brèves.

 "Voyager, c'est aller de soi vers soi, en passant par les autres"
Proverbe bédouin

Mercredi 18 juin, , 145.6 + 21.8 = 167.4
GPS: N50.54938 E002.36944
Merveilleusement bien dormi. Avant de quitter, visite de pièces archéologiques avec monsieur le maire comme guide. En 1553 Charles Quint (Charles V) avait ordonné la destruction totale de Thérouannes. La légende dit qu'il aurait même fait étendre du sel sur toute la région afin que plus jamais rien n'y pousse. Toujours mix pluie/nuage, sans soleil. Toujours très peu, ou plutôt pas, de point d'approvisionnement. On arrête dans un café où on ne sert plus de repas, mais la dame nous dépose un panier de pain, du beurre et une variété de six différents fromages. Ça faisait un peu auberge médiévale. Assez cool. C'est drôle. Partout dans la régions, ça parle pas mal le ch'timi. Alors quand on nous dit: "Tcha chtamoué", on veut dire "Tout ça, c'est à moi". On s'arrête pour dormir dans une chambre d'hôte à Auchy-au-bois. Je voudrais te donner des nouvelles plus souvent mais y'a pas beaucoup de wi-fi dans le coin. Puis quand y'en a, c'est souvent en panne.

Jeudi 19 juin, 20h00, Divion, 167.4 + 21.7 = 189.1km
GPS: N50.46867 E002.49775
Ce soir, camping municipal de Divion. Aucun responsable alors on s'installe et on paiera peut-être demain. L'avant-midi sous les nuages. Vers midi, on visite l'église St.-Sulpice de Amlet, lieu de naissance de St.-Benoît Joseph Labre, un pèlerin "compulsif" (30 000km) qui a vécu au XVIIIe siècle. Son histoire est intéressante. Dès qu'on est sortis de l'église, il a fait beau pour le reste de la journée. Aujourd'hui comme hier, on traverse plein d'anciens sites d'exploitation minière, du charbon, des années 40. Les petites montagnes qu'on voit partout sont des tas de résidus carbonifère. Et il y a plein de petites maisons semblables, partout. Leurs vies était d'une tristesse. Ils travaillaient des années dans des mini tunnels de +\- 45cm de haut, sur le dos ou à plat ventre, pour piocher et sortir le minerai dans des sceaux. La plupart crevaient avant 40 ans.
Ce soir, le temps est à la pluie et les deux prochains jours devraient être assez difficile, aucun ravitaillement sur 35km (encore!). Quand on commence à regarder les écureuils morts sur la route et qu'on se demande si on devrait les rôtir sur une branche, c'est inquiétant (ben non,capote pas, cht´une farce.On fr´a pas frir el cureuil ch´une brinche....quoi que...). Alors dodo assez tôt pour être en forme demain.



Vendredi 20 juin,  , 189 + 18 = 207km
GPS: N50.37239 E002.64012
Départ sous les nuages, sans payer le camping. Personne ne s'est présenté à l'accueil. Beaucoup de côtes à monter/descendre. Pour le gîte, nous sommes accueillis par le père Joseph, au collège Saint-Jean Baptiste, à Camblain l'Abbé. Habituellement, les pèlerins sont accueillis à l'infirmerie mais, pour l'instant, des malades y sont installés. Il nous demande de patienter un peu. On lui dit qu'en attendant, on voudrait trouver un guichet car on manque de fond. Il se met à rire en nous disant que, de tout notre voyage, nous sommes dans le pire trou paumé que nous allons rencontrer et que, de toutes façons, les amis de Dieu sont toujours bienvenus, sans conditions. WOW !!! Méchant contraste avec le moine-portier de l'abbaye Saint-Paul lundi dernier. Ici, on pratique le rite "traditionnel" du catholicisme, c'est à dire sous l'égide de Mgr Lefebvre plutôt que de Rome. Je ne veux pas pas élaborer sur le blog mais, après une longue conversation théologique hier soir, disont simplement que l'oecuménisme et l'ouverture aux autres religions ne fera pas sont nid ici.

Samedi 21 juin, 17h20, Arras, 207 + 19 = 226km
Ce matin, on assiste à la messe en latin et selon le rite d'avant le concile Vatican II. Ensuite, petit-déjeuner au réfectoire à la table des prêtres et entourés de 170 jeunes hommes de 10 à 18 ans. Très belle journée. On a contourné le mont St-Éloi et fait un brin de jasette avec une dame qui est passionnée par l'histoire cathare et tout ce qui entoure le mistère de Renne-Le-Château. Ça tombe bien, on compte s'y rendre vers décembre ou janvier. Ce soir, on s'installe à Arras pour deux nuits. Alors demain, visite de la ville et repos...avant de reprendre sud-est!

Dernier jour en "touristes"...

Vendredi 6 juin, 18h25
De retour à l'hôtel après une petite bouffe et deux pintes de bière "strongbow". C'est une bière de cidre. Pas mal sucrée, mais pas très à mon goût. Mais faut l'essayer, c'est super populaire ici. Cet après-midi, on est aller se promener sur high street, la principale rue piétonnière de Canterbury, et les petites rues alentour. Super plein de touristes. Méchant changement avec ce matin, à 4h00, quand nous étions tout à fait seuls, avec quelques tourterelles. L'architecture est vraiment intéressante et le monde super aimable, même si je les fait toujours répéter deux ou trois fois pour les comprendre, ils gardent toujours le sourire. C'est fou comme les Québécois on est aimés en Europe. Dès que les gens reconnaissent notre accent, on a droit à plein de compliments sur notre gentillesse et notre beau pays. On a trouvé nos billets vers Londres pour demain. Départ 8h25, deux heures de routes, et retour le soir à 21h00. On se réserve la cathédrale et un musée pour dimanche. J'ai l'impression que, ce soir, ça va vraiment bien dormir.

Dimanche 8 juin, 10h00
Après une bonne nuit de sommeil, je vous parles un peu de Londres. À 2h de bus de Canterbury, c'est une TRÈS grande ville. En arrivant, il pleuvait. Rien d'étonnant, c'est Londres. Bon, pour être juste et donner un coup de balai à ce préjugé, à partir de 12h00 on a eu droit à un soleil radieux. On s'est payé le luxe de ne pas marcher toute la journée en prenant un tour de ville "Hop´n go" qui nous permettait de descendre où nous voulions et reprendre le bus après. Bien sûr, la visite se fait dans le centre historique et autour des palais royaux, on a pas été dans le "Londres" du peuple. Premier constat? La richesse des lieux. Côté véhicules, je n'ai jamais vu une telle concentration de Masserati, Rolls Royce et Bentley. Il y a autant de Mercedes et de BMW ici qu'il y a de Honda civic au Québec. Et les bâtiments? Tout est de classe monarchique. Pour les fans d'architecture, c'est la totale. De plus, je réussi à communiquer facilement avec les Londoniens. Dans le Kent, je travaille encore là-dessus. Malgré la densité des bâtiments, il y a beaucoup beaucoup d'espaces verts, de grands parcs. Merci aux monarques précédants qui ont acheté ces terres et fait en sorte que la loi protège ces espaces des promoteurs immobilier. 
En ce qui concerne les touristes,y 'en a partout. En troupeaux. Des gros troupeaux. Beaucoup plus qu'à Paris. Faut le voir pour le croire. Je ne peux que lever mon chapeau aux services de sécurité publique pour leur façon de gérer tout ça.  Il sont drôles avec leurs ti-casques rond en feutre, mais il font une maudite bonne job.
Maintenant, parlons cash. Ça en prend parce que tout est cher. Je vous fait une conversion rapide. Tour de ville en bus pour deux personnes= 72$. Deux fish´n chip et deux bières= 55$. On a pas visité la cathédrale. On trouvait que 36$ chacun est un peu exagéré. De toute façon, dans les mois qui viennent, on va voir quelques-uns des plus beaux bâtiments religieux du monde. Mais on a quand vu l'essentiel, et Big Ben, l'horloge de la tour Westminster, nous a même honorés de sont chant mythique. Donc Londres, c'est beau, mais ça coûte cher.
Retour à Canterbury vers 22h00.
Aujourd'hui, c'est notre dernière journée de "touristes". À partir de demain, on se transforme en backpackers et on entreprend notre périple vers Rome. À partir de demain aussi, j'écrirai moins souvent, faute de points wi-fi en back country. Mais pour te faire patienter un peu, voici un clip qui te fera partager avec nous nos derniers jours. 


Si tu veux savoir où on s'en va dans les jours qui viennent, t'as juste à aller voir l'onglet "itinéraire" et voir ce qui se trouve après Canterbury.


On est à Canterbury


4 juin, 2h28 (heure de Montréal)
Je viens de me réveiller dans l'avion. Un Airbus A310 qui glisse dans l'air comme un goéland (c'est un clin d'œil à certains). Aucune turbulence, la bouffe est correct. J'ai réussi à dormir sans Gravol alors, ça va bien. À Dorval, notre avion est parti à 21h55 comme prévue. On a été chanceux parce que tout les autres vols ont étés retardés de deux heure à cause de l'orage de fou qu'on a eu hier. À l'aéroport aussi ça été super bien. Pas d'attente nul part, le staff était souriant, même le douanier souriait. Ça fait quand même pas mal 2014 d'entendre quatre douaniers canadiens blaguer entre eux en arabe. Le soleil est radieux mais ça veut rien dire; on est au-dessus des nuages. La j'ai hâte au p´tit biscuit qu'on nous a promis au début du vol pour nous tenir  tranquille.

4 juin, 22h00 (heure de Paris)
GPS: N48.91019 E002.38016
L'atterrissage s'est bien passé. On prend le RER jusqu'à Paris, puis le métro jusqu'à notre hôtel. En sortant du métro, choc culturel ! On se croirait à Marakech. Tout le monde parle arabe, tout est écrit en arabe ou en Turc, même le McDo est hallal. Les gens qu'on croise qui ne sont pas Magrébins sont Africain...plus au sud. Le "Français" de type caucasien semble avoir disparu. Weird !!!  Mais c'est vrai qu'on est dans la banlieue nord de Paris et que notre hôtel ne nous coûte que 59€, alors...
Une petite marche, salade et dodo. On est en plein décalage horaire.

5 juin, 21h56
On est dans l'autobus en direction de Canterbury. Encore une nuit à dormir assis. Aujourd'hui, journée assez cool. Ici une baguette de pain coûte 35 centimes, à peu près 52 sous. Ça explique pourquoi tout le monde en mange. On enferme nos sacs à dos à la Gare de l'Est dans une consigne et on passe la journée à se promener dans Paris, sans but précis. Bien sûr, on s'est arrêté dans un bistro pour prendre notre traditionnel œuf mayo avec un p´tit rosé. Pour terminer, récupération de nos sacs et direction auto gare pour prendre ce bus.

Vendredi 6 juin, 11h00 (heure de Londres)
GPS: N51.28181 E001.06287
Nous sommes à l'hôtel Victoria, à Canterbury. Je suis assis à un joli secrétaire antique pour t'écrire. Johanne dors encore, elle est dans un genre de coma végétatif pour récupérer son manque de sommeil. On est arrivé à Canterbury à 4h00 du matin, heure locale. Le bus nous a domper là, tout seules, juste nous deux dans une auto-gare déserte. On a marché à peu près deux km pour se faire dire par le gardien que nous n'avons pas de réservation. Après trois nuits presque sans dormir, c'est une nouvelle qui fesse...
Anyway, il nous offre quand même une chambre pour qu'on ne perde pas connaissance dans son lobby (les Anglais trouve que ça fait désordre) et quelques heures plus tard, tout s'arrange.
Une petit anecdote? Hier, à la Gare du Nord, un mendiant avec un vieux jacket d'armé tout dérinché et des bottes de travail percées nous aborde quand qu'on vient juste d'acheter une brioche aux raisins, alors Johanne lui en donne la moitié. Tout de suite après, il fait la même chose avec un monsieur qui vient de s'acheter un gros sandwich genre Subway. Lui, il lui donne au complet. On s'éloigne un peu et on voit notre zigoto un peu plus loin sortir de son manteau un beau sac Adidas flambant, y fourre son vieux manteau tout sale et se vieilles bottes et la bouffe récoltée au passage. En un d'œil, il se transforme en "Parisien" en polo Lacoste, jean de marque et Snickers rouge pètant, avec son sac Adidas rempli de bouffe pour le dîner. Maudit cros....! Ça j'haïs ça du monde de même. Quoique, en estimant ce qu'on va dépenser en nourriture dans les mois qui viennent, l'idée est pas folle (hi hi hi).
Hier en autobus, on a pris le traversier Calais-Dover. Incroyable! Le port est gros comme un aéroport. J'ai jamais vu ça. Et les douaniers britanniques étaient plutôt "suspicieux". Plein de questions, loupe, ultraviolet. Le gros kit. Les 6 heures d'autobus et 2 heure de bateau qu'on a fait hier ne représentent qu'une toute petite partie de ce qu'on doit marcher dans les prochains mois. Un projet de malades.
Bon, on doit essayer de trouver un aller-retour vers Londres pour demain. Je vais vérifier si Johanne respire encore et aller mendier des sandwich. Ben, je veux dire, acheter des sandwich...

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