1150 km et toutes ses dents...

Le voici! Le vidéo du Grand Saint-Bernard est disponible ici.


Samedi 16 août, Gignod, 997m, 1061+26= 1087 km
Hôtel Bellevue
Petit déj. Au réfectoire, on discute beaucoup avec la femme de Nicolas (désolé, j'ai oublié son nom). On part vers 9:00. En sortant de l'hospice, le vent glacial nous traverse comme une passoire. 2 degrés, un brouillard à trancher au couteau, et un facteur éolien de fou. En cinq minutes, on a les doigts gelés et on est déjà transit. Ayoye! Go go go, faut qu'on se réchauffe alors on part illico. Y'a tellement de brume qu'on ne voit même pas le lac à 200m, et on photographie la statue de Saint-Bernard de justesse, entre deux nuages. Pendant une heure, notre cadence rapide de descente suffit tout juste à nous donner un certain confort. Une autre heure plus tard, les nuages se dissipent et le soleil nous chauffe jusqu'à...12 degrés. C'est déjà ça. Aujourd'hui, on descend beaucoup, un peu plus de 1400m. Ça paraît en météo, et sur notre capacité cardio-vasculaire. On est en Italie maintenant. C'est très différents. Les bâtiments, la bouffe. Les gens sont ici aussi très accueillants. Le balisage est extrêmement facile à suivre et les chemins sont très agréables. Espérons que ça dure quelques jours ainsi. On cafouille quelques mots de pseudo italien, et ils font le reste. Parce qu'on se sent en forme, on dépasse l'étape prévue pour se rapprocher d'Aoste, une ville où on devrait pouvoir magasiner quelques petites choses, dont des chaussures pour moi. À l'hôtel, plus de chambres doubles. On nous demande 100€ pour deux chambres simples. Il est 19:00 et on est un peu coincé. Mais à force de "gogosser", on deal une chambre lit simple et deux petits déjeuner à 55€ pour les deux. Moi je dormirai par terre sur mon matelas de sol. C'est pas pire que dehors, on est au chaud et au sec, et Jo sera confortable. Je dois maintenant plonger dans mon étude de l'italien...

Dimanche 17 août, Aoste, 1087+10= 1097
B&B Dubuisson
Petite distance aujourd'hui. On se dépose à Aoste et profite de la journée splendide pour visiter la ville. Le quartier historique est très vivant, même si on est dimanche. J'en profite pour remplacer mes espadrilles finies par des sandales. J'entends déjà plein de monde dire que je suis malade, en sandale? Je l'ai fait en 2008, et je ne suis pas mort. C'est seulement plus délicat dans les montagnes. L'histoire de la ville est vraiment intéressante. Implantée sous l'empereur Auguste, en -26, c'était une Rome miniature avec son théâtre, son coliseum, ses temples. C'est la peur de se faire envahir de tous côtés qui poussait les Romains à s'implanter de la sorte un peu partout. Ce soir, j'ai terminé mon septième clip, qui fait le fois sur notre traversée des Alpes. Je le trouve pas mal bon. Mais pour le mettre en ligne, il faut un bon Wifi, alors ça devrait être pour bientôt.

Lundi 18 août, Nus,
Hôtel Dujany
On quitte vers 9:30, tout en montée, à flanc de montagne. C'est ici, en hauteur, qu'on peut vraiment comprendre ce qu'est la vallée d'Aoste. Immense terrain plat, entouré de gigantesques montagnes qui coupent la régions d'est en ouest. Actuellement, on serait porté à se demander comment on va faire pour reprendre la direction de Rome, vers le sud. Y'a sûrement un col plus loin qui va nous éviter de se taper un 1600m de montée pour traverser. Tout est encore en montée/descente. On en a pour quelques jours. En sandales, ça commence à me faire des mollets pas pires...

Mardi 19 août, Châtillion, 1097+30= 1127km
Hôtel Dufour (chez la signora Dufour)
En dhors de la via, on retrouve notre chemin en une vingtaine de minutes. Très beau parcours sous le soleil, mais avec un assez fort vent. Le chemin est super bien balisé, sauf à un endroit où on traverse un ancien village abandonné. Un genre de village fantôme accroché à la montagne, c'est là qu'on perd le chemin. On se retrouve dans une fôret de ronces et d'arbustes très serrés. On réussi à en sortir avec seulement quelques égratignures, mais on se retrouve sur un chemin de fer de TGV. Heureusement, sans trains, on réussi à se faufiler dans un genre de tuyau d'évacuation des eaux, le reste étant clôturé de barbelés militaire (genre lames de rasoirs). Plus de balise, on se dirige simplement sur différents chemins, direction Nord-est. Peu de temps après, on retrouve la piste et rentre dans la ville vers 15:00. On trouve l'hôtel assez facilement après avoir demandé notre chemin, en italien, à un couple. Pas de réponse à l'hôtel, on prend une bière, on dévalise un guichet automatique, et je me fais raser le coco. Ça, ça fait du bien. On cherche une carte de téléphone pour Jo, mais les cartésien oranges ne sont pas disponibles en Italie. Dans la prochaine grande ville, on essaiera de trouver une solution. Ça serai le fun de pouvoir réserver nos hébergement. Au retour, la proprio de l'hôtel est là. Alors on s'installe, et on "fouère". 

Mercredi 20 août, Verrès, 1127+23= 1150
Hôtel Il Casello
Soleil. On fait des provisions avant de quitter la ville, puis on mange quelques fruits devant l'église Saint-Pierre de Châtillion, avec une vue plongeante sur la ville. Ensuite, on retourne en montagne pour une superbe journée de marche. On traverse plein de petits hameaux où il a TOUJOURS des fontaines et de l'eau à profusion. À 13km, on prend une pause houblon à Monjovet avant de continuer. En quittant la ville, on revoit dans un bars quatre pèlerins allemands que nous avons croisé ce midi. On discute un brin, et reprend notre route. Un peu long sur le dernier stretch, on fait environ deux km pour trouver l'hôtel. Au final, ça a été une très belle journée.

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